La confiance en soi s’acquiert en grande partie durant la petite enfance. Et elle passe aussi par une aisance du corps.

Le sport serait-il la clé pour aider votre enfant à développer sa confiance en lui ? À moins de six ans, ces boules d’énergie développent leur intelligence et découvrent le monde à travers leurs mouvements. Le sport et plus particulièrement la psychomotricité peuvent les aider dans cette découverte.

À visée thérapeutique, la psychomot vise au développement des plus petits, encore incapable de réaliser un sport spécifique. Nastasia Caullet, enseignante en éducation physique affirme : "la psychomotricité permet aux jeunes enfants de gagner en confiance, aussi bien d’un point de vue psychologique que corporel." Pour ce faire, la discipline travaille le schéma corporel de l’enfant pour lui permettre de prendre conscience de son corps. Automatiquement, il arrivera à mieux ajuster ses mouvements dans la découverte de son milieu. "Un enfant qui a acquis un bon schéma corporel aura moins peur de passer au-dessus d’un obstacle", illustre l’enseignante.

La psychomotricité peut aussi aider dans d’autres disciplines comme l’apprentissage de la lecture ou le coloriage en aidant l’enfant à coordonner sa vision avec les mouvements de son corps. L’objectif sous-jacent visé est aussi la socialisation de l’enfant puisque les activités sont organisées en groupe. Mais comme pour beaucoup d’activités à cet âge, la psychomotricité peut stresser le bambin, surtout au début puisqu’il est combiné avec un nouvel environnement, de nouveaux copains… "Mais tout est mis en place pour créer un climat de confiance lors des séances", rassure Nastasia Caullet. Les moniteurs sont formés à détecter dans le comportement des enfants s’ils ressentent des difficultés ou un malaise. L’enseignante insiste tout de même sur la nécessité pour les parents de choisir le type de psychomotricité qui conviendra le mieux à leur enfant : "Un enfant qui a peur de l’eau sera plus en confiance s’il est accompagné d’un moniteur "maternant" qui pratique la méthode douce. Mais si l’enfant a des facilités à s’adapter à son environnement et que l’objectif est davantage de l’aider à développer son instinct de survie et la nage technique on peut se tourner vers une pratique "pré-sportive", analyse-t-elle.

Le plus important à cet âge-là pour qu’ils puissent développer leur confiance en eux est de ne pas leur mettre la pression et de les laisser essayer différentes activités en les laissant choisir celles qu’ils préfèrent. "Proposer de tout, sans imposer quoi que ce soit", en résumé. Ils sont alors libres d’être spontanés dans leurs actions. Et varier les activités, c’est aussi varier les gestes, ce qui est primordial pour le développement moteur de ses jeunes petiots.